Le Camerounais Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis 1988, est candidat à un 8e mandat à la tête de l'instance pour la période 2017-2021, a annoncé la CAF vendredi à Libreville.

Agé de 70 ans, Hayatou aura un seul rival pour cette élection prévue le 16 mars: Ahmad, le président de la Fédération malgache. Selon des sources proches du dossier, le candidat malgache aurait les faveurs du président et de la secrétaire générale de la Fifa, Gianni Infantino et Fatma Samoura.
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L'annonce de la candidature d'Hayatou intervient à la veille du lancement de la Coupe d'Afrique des Nations 2017 organisée au Gabon (de samedi au 5 février).

Issa Hayatou avait expliqué au mois d'octobre sur RFI qu'il réfléchissait à une nouvelle candidature mais qu'il ne ferait "pas douze ans de plus" à la tête de l'instance africaine.

La CAF a changé ses statuts en septembre 2016 et le nombre maximum de mandats à la tête de l'instance sera désormais limité à trois. Mais cette mesure ne prend effet qu'à partir de l'élection de 2017 et n'empêche pas Issa Hayatou de se présenter à nouveau.

Hayatou avait assuré l'intérim à la présidence de la Fédération internationale (Fifa) d'octobre 2015 à février 2016, après la suspension du président déchu Joseph Blatter et jusqu'à l'élection de Gianni Infantino.

Il avait reçu un blâme du CIO en décembre 2011 après avoir été mis en cause dans une affaire de corruption en lien avec l'ancienne agence de marketing de la Fifa, International Sport and Leisure (ISL).

VOA Afrique

Le parlement nigérian doit se pencher sur la question de savoir si le pays doit accorder l'asile au président gambien Yahya Jammeh, a affirmé jeudi un député à Abuja.

Emmanuel Yisa Orker-Jev, président du comité de la réglementation et du commerce à la Chambre des représentants, a déclaré à la chaîne de télévision nationale NTA qu'une motion serait discutée jeudi.
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Les députés discuteront de la possibilité d'accorder à Jammeh "l'asile dans le cadre du processus de réconciliation de la crise actuelle en Gambie", a déclaré M. Orker-Jev.

La motion, si elle est adoptée, n'engage cependant pas le gouvernement.

Le président gambien a perdu les élections du 1er décembre face au candidat de l'opposition Adama Barrow, mais, après avoir dans un premier temps accepté les résultats, il s'est finalement rétracté.

Yahya Jammeh veut contester les résultats devant les tribunaux et a prévenu qu'il ne quitterait pas le pouvoir avant que sa plainte ne soit entendue par le Cour suprême.

Une position qui laisse présager une longue impasse politique, la Cour suprême étant dans l'impossibilité de statuer avant plusieurs mois, faute de juges.

Les députés nigérians s'interrogeront notamment sur le fait de savoir si l'asile pour Jammeh permettrait à Barrow "de prendre le pouvoir, comme la majorité des Gambiens le souhaiteraient", selon M. Orker-Jev.

Le président nigérian Muhammadu Buhari doit mener vendredi une délégation de dirigeants de l'Afrique de l'Ouest à Banjul pour tenter de trouver une solution à cette crise.

Lundi, le ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama avait déclaré que le recours à la force pourrait être envisagé en dernier recours pour permettre un transfert du pouvoir.

"La violence doit être évitée, mais rien n'est exclu", avait-il affirmé à Abuja.

Le Nigeria a déjà accordé par le passé l'asile à un certain nombre de dirigeants africains, dont l'ancien chef de guerre et ex-président du Liberia, Charles Taylor.

Avec AFP

Le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma s'est dit favorable à ce qu'une femme prenne la direction de son parti, le Congrès national africain (ANC), un soutien implicite à Nkosazana Dlamini-Zuma son ancienne épouse pressentie pour ce poste, un tremplin pour la présidence.

"Il n'y a plus de discussion au sein de l'ANC pour savoir si une femme peut ou non occuper un poste à hautes responsabilités", a déclaré M. Zuma dans une interview accordée mercredi soir à plusieurs radios en langues vernaculaires du groupe audiovisuel public SABC.
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"On a eu cette discussion dans le passé et le parti a conclu qu'à partir du moment où cette personne a les qualités requises pour diriger le mouvement, cela ne pose aucun problème. L'ANC est prêt pour cela, et l'est depuis un certain temps", a-t-il ajouté, cité par le quotidien The Times.

Ces déclarations interviennent au moment où la course pour la succession de M. Zuma à la tête du pays est déjà lancée.

Son second mandat présidentiel expire en 2019. Et l'ANC - qui dirige le pays depuis 1994 - doit élire, en décembre 2017, son nouveau dirigeant, assuré de devenir président en cas de victoire du parti aux élections générales de 2019.

Samedi, la puissante Ligue des femmes de l'ANC a apporté publiquement son soutien à l'ancienne épouse de M. Zuma et actuelle présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour prendre la tête de l'ANC.

Cette prise de position a suscité des remous au sein du parti, le secrétaire général Gwede Mantashe mettant en garde la Ligue contre le risque de "diviser" l'ANC.

Plusieurs noms circulent pour la succession de M. Zuma à la direction de l'ANC, notamment ceux de Nkosazana Dlamini-Zuma et du vice-président Cyril Ramaphosa, qui a reçu fin novembre le soutien de la puissante confédération syndicale Cosatu.

Mais à ce jour, ni Nkosazana Dlamini-Zuma ni Cyril Ramaphosa n'a officiellement fait part de sa candidature.

Mme Dlamini-Zuma, une fidèle de l'ANC qui a occupé plusieurs postes ministériels clés dans des gouvernements sud-africains, entretient de bonnes relations avec son ancien époux, empêtré dans plusieurs scandales.

M. Zuma, 74 ans, a par ailleurs confirmé mercredi soir qu'il n'entendait pas briguer de troisième mandat à la direction de l'ANC. "Je ne chercherai pas à être élu pour un troisième mandat. (....) Si certains me nomment, je déclinerai", a-t-il assuré.

Avec AFP

Des procureurs italiens enquêtent sur un scandale impliquant l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan et sa ministre du pétrole, soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin pour conclure un contrat de 1,3 milliard de dollars avec les géants pétroliers ENI et Shell.

Selon des documents judiciaires consultés par l'AFP, le parquet de Milan mène actuellement une enquête préliminaire visant 11 personnes, y compris les dirigeants des deux majors pétrolières et les entreprises elles-mêmes.
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M. Jonathan a réagi mardi, affirmant qu'il n'avait pas été "accusé, mis en examen ni jugé pour avoir perçu de l'argent de manière corrompue" dans le cadre de cette affaire.

Goodluck Jonathan, qui a quitté ses fonctions en mai 2015, et Diezani Alison-Madueke, son ancienne ministre du pétrole qui fut la première femme à présider l'OPEP, ne figurent pas sur la liste des 11.

Toutefois, ils auraient joué un rôle central dans l'affaire qui a permis à ENI et Shell de remporter l'attribution d'un bloc pétrolier offshore au Nigeria pour 1,3 milliard de dollars en 2011.

Aucune accusation formelle n'a encore été formulée et les parties disposent généralement de 20 jours pour répondre à la conclusion du rapport d'enquête préliminaire avant toute poursuite judiciaire.

Le directeur général d'ENI, Claudio Descalzi et son prédécesseur, Paolo Scaroni, ont rencontré Jonathan "en personne" pour discuter de la transaction, impliquant aussi d'anciens agents du renseignement britanniques qui travaillaient comme conseillers pour Shell, selon le p parquet italien.

Les procureurs soupçonnent les dirigeants d'ENI et Shell d'avoir pour cela collaboré avec l'homme d'affaires nigérian Dan Etete, qui fut ministre du pétrole sous le régime militaire de Sani Abacha de 1995 à 1998.

Malabu, une société appartenant à Dan Etete, était la "frauduleusement détentrice" du bloc OPL 245, selon les documents judiciaires.

Après des pourparlers à Milan et à Abuja, le bloc aurait été acheté illégalement par les majors pétrolières, "sans appel d'offres" et avec "une exonération totale et inconditionnelle de toutes les taxes nationales", poursuivent les procureurs.

Un total de 801,5 millions de dollars (759 millions d'euros) aurait été transféré sur les comptes de la société Malabu, dont 466 millions convertis en espèces au Nigeria, et utilisés pour rémunérer des fonctionnaires du gouvernement, dont Jonathan et Alison-Madueke, toujours selon le parquet italien.

Un autre montant de 54 millions de dollars (51 millions d'euros) aurait été retiré par un homme, Abubakar Aliyu, qualifié dans le document d'"agent" mandaté par Jonathan.

Les procureurs estiment par ailleurs que les destinataires de l'argent s'en sont servi pour des dépenses somptuaires: "biens immobiliers, avions, véhicules blindés"...

'Aucun bien à l'étranger'

"À aucun moment, l'ancien président n'a tenu de réunions privées avec des représentants de l'ENI pour discuter des questions pécuniaires", ni envoyé d'intermédiaire pour collecter de l'argent "en son nom", a déclaré dans un communiqué son porte-parole, Ikechukwu Eze.

M. Jonathan "ne possède aucun compte bancaire, avion ou bien immobilier en dehors du Nigeria", a-t-il ajouté.

ENI et Royal Dutch Shell ont également nié toute responsabilité dans cette affaire.

"Nous savons qu'une enquête est en cours et nous espérons montrer au procureur qu'il n'y a aucune base légale pour poursuivre en justice Shell", a affirmé la compagnie anglo-néerlandaise dans un courriel.

"Shell prend cette affaire au sérieux et coopère avec les autorités".

L'agence anticorruption du Nigeria, la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC), a porté fin décembre des accusations dans la même affaire, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Wilson Uwujaren, sans donner de détails.

L'ex-ministre Alison-Madueke avait par ailleurs déjà été arrêtée en 2015 par l'Agence britannique contre la criminalité organisée (National Crime Agency) pour corruption et blanchiment d'argent, ce qu'elle a toujours nié.

GoodLuck Jonathan n'a cessé d'affirmer que son gouvernement n'était pas corrompu, et contesté les affirmation de son successeur Muhammadu Buhari selon lesquelles il avait hérité de caisses "pratiquement vides".

Buhari a obtenu une victoire inédite pour un leader de l'opposition dans l'histoire du Nigeria, en battant Jonathan à la présidentielle de mars 2015.

Il a notamment été élu sur la promesse de combattre la corruption endémique, affirmant des sommes d'argent public "faramineuses" avaient été volées.

Depuis le début de son mandat, les autorités ont procédé à une vague d'arrestations de hauts fonctionnaires de l'administration Jonathan pour corruption, mais peu ont jusque-là été condamnés.

Avec AFP

Jonathan Bolingi est à 22 ans le buteur du TP Mazembe et des Léopards congolais, présentés comme les principaux outsiders de la CAN 2017. Le fils du gardien Mpangi Merikani explique pourquoi la RDC a toutes ses chances dans la compétition.

Son père, qui a partagé sa carrière entre la RDC et l’Afrique du Sud, a atteint deux fois les quarts de finale de la CAN avec les Léopards, en 1992 et 1996. Le fiston, né à Kinshasa en 1994, espère faire au moins aussi bien que la figure paternelle, aujourd’hui en charge de l’entraînement des gardiens du DC Motema Pembe.
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« En 2015, nous avions terminé troisième, un peu contre toute attente. Je n’avais pas participé à cette CAN, mais le coach Florent Ibenge m’avait fait jouer en qualifications. Depuis deux ans, l’équipe n’a cessé de progresser. Le sélectionneur a gardé une ossature tout en appelant de nouveaux joueurs. Le mélange entre ceux qui jouent en RDC et ceux qui évoluent en Europe, où certains sont nés, fonctionne très bien. Certains ne parlent pas très bien le lingala, le swahili ou le français, mais nous arrivons malgré tout à nous comprendre », explique l’attaquant polyglotte.

« Florent Ibenge a fait progresser la sélection »

La RD Congo, lauréate du classement Jeune Afrique des sélections nationales en 2016, surfe depuis deux ans sur cette troisième place obtenue en Guinée équatoriale. Elle a remporté le CHAN 2016 avec les locaux avant de se qualifier aisément pour la CAN gabonaise et de laisser envisager en 2018 un retour sur la scène mondiale grâce à un excellent début de campagne éliminatoires (deux victoires).

« Nous avons un bon groupe, un coach expérimenté, exigeant, qui communique beaucoup avec nous, et qui a l’avantage de bien connaître et le football congolais et le football européen. Il a fait progresser la sélection. On se doit d’avoir de l’ambition, car la RDC est un grand pays. Et nos résultats sont bons. Nous sommes confiants, conscients de nos qualités, mais aussi de celles de nos adversaires, car au premier tour, ce sera compliqué, et nous le savons. »

Groupe C : un premier tour qui s’annonce brûlant

Celui qui espère poursuivre sa carrière en Europe, où quelques clubs belges suivent avec intérêt l’évolution de son parcours, est parfaitement renseigné sur le profil des trois sélections auxquelles la RDC se frottera lors d’un premier tour qui s’annonce brûlant.

« Il y a la Côte d’Ivoire, le champion d’Afrique en titre, qui est le favori de cette CAN, le Maroc, qui est très bon techniquement, et le Togo, dont on parle moins mais qui va poser des problèmes à tout le monde… Ce premier tour se jouera à des détails. Il faudra être très fort mentalement. La RDC a un vrai esprit d’équipe. Il y a une énorme solidarité au sein du groupe. »

Le forfait sur blessure du très influent Yannick Bolasie (Everton FC) a cependant secoué la maison Léopards. « C’est une mauvaise nouvelle, car c’est un joueur très important. Mais nous avons un effectif de qualité pour pouvoir faire une bonne CAN », conclut, Bolingi.

Jeune afrique

La Fifa a adopté mardi "à l'unanimité" le passage à 48 équipes dès la Coupe du monde 2026 avec une première phase de 16 groupes de 3 équipes.
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Le Conseil de la Fifa, gouvernement du football mondial, a ainsi adopté la proposition défendue par le président Gianni Infantino, qui selon lui accroîtra l'intérêt sportif du Mondial et les retombées financières.

Aucune précision n'a encore été donnée sur la question cruciale de la répartition des places supplémentaires entre chaque confédération.

Selon une source proche de la Fifa, l'Europe passerait à 16 places (contre 13 aujourd'hui) et l'Afrique à 9 (contre 5).

Lancé en 1930 avec 13 équipes, passé à 24 en 1982 et à 32 en 1998, le Mondial de football continue donc à grossir, sur le modèle de l'Euro passé à 24 équipes lors de la dernière édition en France.

Pour Gianni Infantino, qui a succédé en février dernier à Sepp Blatter, ce passage à 48 équipes va encore accroître l'intérêt sportif de la compétition reine du sport roi, en donnant à plus de pays et pas seulement les grandes puissances du foot l'espoir de se qualifier.

L'Islande et le pays de Galles ont atteint respectivement les quarts et les demi-finales de l'Euro en France cet été, bénéficiant du passage de 16 à 24 équipes de la compétition continentale, fruit de la volonté de Michel Platini, ex-patron de l'UEFA, et de... Infantino, alors son secrétaire général.

Infantino a dû faire face aux réticences notamment de grands clubs européens qui estiment le calendrier des joueurs déjà très chargé.

Avec AFP
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